Les fondements d’une alimentation saine selon sainte Hildegarde de Bingen

Retrouver la force vitale par la simplicité et l’équilibre Après les périodes d’excès, de fatigue ou de digestion alourdie, beaucoup ressentent le besoin de « repartir sur de bonnes bases ». Sainte Hildegarde de Bingen ne proposait pas des règles rigides, mais une alimentation vivante, au service de la force vitale, de la digestion et de la joie intérieure. Pour Hildegarde, la nourriture n’est jamais neutre : elle peut soutenir la santé… ou l’affaiblir. Elle insiste avant tout sur la prévention, convaincue qu’un corps bien nourri et bien digéré est un corps plus résistant, plus clair et plus paisible. Voici cinq grands principes alimentaires inspirés de son œuvre

RECETTESTHÉRAPIE SAINTE HILDEGARDEALIMENTATION

1/2/20262 min read

recette hildegardienne

1. Une alimentation adaptée à la personne et à la saison

Hildegarde n’encourage pas une alimentation uniforme pour tous. Elle observe que chaque être humain possède une constitution particulière, un âge, un rythme, un état de santé et une sensibilité digestive propres.

Dans ses écrits, elle rappelle l’importance de maintenir un juste équilibre entre le chaud, le froid, le sec et l’humide, à l’image de la nature. En hiver, le corps a davantage besoin de chaleur, de cuisson et de régularité, tandis que les excès de crudités ou d’aliments froids fatiguent l’estomac.

2. Choisir des aliments qui nourrissent la force vitale

Dans le Physica, Hildegarde place le grand épeautre non hybridé au cœur de l’alimentation humaine :

« L’épeautre est la meilleure des céréales. Il réchauffe, fortifie et procure une chair de qualité et un sang de qualité ; il donne un esprit joyeux. »
(Hildegarde de Bingen, Physica, Livre des plantes)

L’épeautre nourrit sans alourdir, soutient la digestion et favorise une énergie stable. Il peut être consommé sous forme de pain, semoule, flocons, pâtes ou dans les potages.

Elle valorise également les légumes doux et bien cuits : courges, fenouil, carottes, panais, céleri-rave, ainsi que les châtaignes, pommes cuites et poires cuites, particulièrement adaptées aux saisons froides.

Les épices tiennent une place essentielle : galanga, pyrèthre, hysope et serpolet soutiennent la digestion et réchauffent l’organisme.

3. Faire preuve de discernement avec les aliments « intermédiaires »

Certains aliments ne sont ni bénéfiques ni nocifs en soi, mais dépendent de l’état de santé de la personne. Hildegarde invite à la modération et à l’observation.

Les poissons gras ou certains légumes peuvent être bien tolérés par des personnes robustes, mais devenir fatigants pour un organisme affaibli. Elle rappelle ainsi que ce qui nourrit l’un peut nuire à l’autre.

Cette approche invite à sortir des règles générales afin de revenir à une écoute fine de son corps.

4. Éviter les aliments qui troublent la digestion

Hildegarde met en garde contre certains aliments qu’elle juge perturbateurs pour l’estomac et les humeurs : crudités excessives, légumes difficiles à digérer, fruits consommés hors saison ou sans préparation adaptée.

Une digestion entravée, selon elle, affaiblit progressivement la chaleur interne et favorise la fatigue, la tristesse et les déséquilibres chroniques.

5. Offrir au corps des temps de repos digestif

Sans prôner les privations sévères, Hildegarde recommande parfois des repas très simples, notamment le soir, afin de soulager l’estomac.

Une soupe de légumes doux ou une courte monodiète encadrée permettent au corps de se régénérer. Ces temps de sobriété alimentaire soutiennent la clarté mentale et la vitalité.

Alors ?

S’alimenter selon sainte Hildegarde, ce n’est pas suivre un régime, mais être attentif à choisir et préparer sa nourriture, au rythme des saisons et des besoins du corps.
La simplicité, la régularité et la qualité des aliments deviennent sources de santé et de joie durable.